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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 13:01

Dans cet entretien avec Samuel Blumenfeld pour Le Monde 2, Quentin Tarantino revient sur les films de guerre qui l’ont influencé pour faire Inglorious Basterds, son dernier film actuellement au cinéma. Au milieu d’Il Faut Sauver le Soldat Ryan (Saving Private Ryan, Spielberg, 1998), ou De l’Or pour les Braves (Kelly’s Heroes, Brian G. Hutton, 1970), il cite Outrages (Casualties of War) en parlant du plus grand film sur la guerre du Vietnam, et développe son point de vue…

http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2009/08/16/quentin-tarantino-les-films-de-guerre-qui-m-ont-inspire_1229053_1004868.html#ens_id=977604

Outrages (Casualties of War, 1989), de Brian De Palma
 

« C’est le plus grand film sur la guerre du Vietnam. Apocalypse Now serait à ranger dans une autre catégorie tant le film de Coppola dépasse le cadre de cette guerre. De Palma adapte un tout petit fait divers, qui a dû se produire à plusieurs occasions, au Vietnam ou ailleurs. Elia Kazan s’en était d’ailleurs inspiré pour Les Visiteurs (The Visitors, 1972). Il avait réalisé un film intimiste. De Palma traite, lui, le même fait divers de façon épique, dans le style opératique qui est sa signature depuis Obsession (1976) et Blow out (1981). Des soldats capturent une jeune Vietnamienne. Avant son assassinat, chaque membre de l’unité, à l’exception d’un seul, la torture et la viole. La lâcheté associée au courage forcé du personnage interprété par Michael J. Fox – qui ne participe pas au viol et dénonce ses camarades – sont très émouvants. Outrages présente la séquence de viol la plus traumatisante de l’histoire du cinéma. C’est aussi l’une des meilleures prestations de Sean Penn, terrifiant en sergent meneur de bande. »

Quentin Tarantino

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Published by Romain Desbiens - dans Actualités
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marx duv euzit 08/11/2009 21:59


La force d'Outrages c'est de s'en tenir à son sujet : comment l'image et le son peuvent cohabiter dans une même activité artistique ? L'homme qui a vu l'innommable Monstruosité humaine à l'oeuvre
Ne saurait être cru quand il la dénonce. Le témoignage est fragile -aussi bien la parole, ici, que l'image dans, par exemple SNAKE EYES. La fin, "heureuse" de CASUALTIES, n'empêche en rien le
cauchemar réccurrent... D'où REDACTED.


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  • : Blog consacré au réalisateur américain. Critiques de films, chroniques, infos, photos et actu. Créé et actualisé par Romain Desbiens.
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